Deuil et Demi-deuil

Pour le Projet Regency, qui en est encore à la phase Directoire, j'ai prévu de faire un ensemble de deuil, entre autres choses. Il s'agit du costume sur la droite.

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Provenance inconnue (merci le web), entre 1795 et 1798, 
mais vue la ressemblance frappante de la forme de la robe avec l'image suivante, 
je dirais 1798

Mais bien évidemment, le deuil est forcément suivi du demi-deuil, sinon, ça ne marche pas. Grâce à Dames à la mode, j'ai enfin trouvé mon inspiration ! Il s'agit d'une sur-robe en gaze ou en tulle ("net" en anglais, soit"filet", je ne suis jamais sûre de savoir comment le traduire correctement en français) sur une robe de satin blanc. Ce qui tombe bien, puisque j'avais déjà prévu de faire une robe en satin blanc pour le Projet :) 

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La Galerie des Modes, 1798

Des étoiles sur le carreau

Toujours aussi traumatisée par les manches ratées de ma robe Etoiles et Carreaux, j'ai peur de la ressortir pour travailler dessus et m'apercevoir que le carnage est pire que celui auquel je m'attends. Pourtant, avec le travail de forçat qu'il y a sur cette robe, j'ai vraiment pas envie de l'abandonner dans un coin. Faut juste que je me remotive. Et comme vous n'avez pas la moindre idée de ce que je suis en train de vous parler... D'une pierre, 2 moineaux (version anglaise de l'expression, plus ou moins :p ).

Il était une fois une robe qui ne cassait pas trois pattes à un canard au premier regard. Appartenant au Musée Galliera, elle n'a été publiée, à ma connaissance, qu'une seule fois dans le catalogue d'exposition Modes et Révolutions. Présentée comme une robe Epoque Directoire (à cause du dos étroit, des manches en mitaine, et des têtes de manches très rejetées en arrière comme les épaules), cette robe a néanmoins pu continuer à être portée jusqu'en 1815. J'ai même tendance à penser qu'elle a pu être raccourcie à une époque plus tardive que 1798, car cet ourlet droit sans traîne est très étonnant pour l'époque. Il y a toujours une petit traîne minimum, habituellement, ne serait-ce que pour adoucir la ligne arrière de la robe.

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(encore une fois, pardon pour la qualités des images de ce post, mais mon appareil photo est une merde sans nom)

Cette robe apparaît très simple, avec ces petites lignes, ces fleurettes, sa couleur marron. Sauf que ce ne sont que des apparences : la robe est en fait un brocard de soie, les lignes des carreaux très fins, et les fleurettes, des étoiles à si branches. Oui oui, des étoiles sur des carreaux. On dit toujours qu'il y a des choses interdites dans le costume. La règle n°1 étant souvent : si c'est trop graphique, c'est trop moderne. De manière générale, on dit beaucoup de conneries sur les tissus en matière de reconstitution. La question n'est pas de savoir si les motifs très graphiques et très modernes, sont utilisés en mode depuis longtemps (on sait très bien qu'ils le sont, les tissus d'habillement 1830 sont les tissus le plus modernes et délirants qui existent), la question est de savoir correctement manier cette modernité, en utilisant le point de vue de l'époque. Qu'est-ce qui fait que les carreaux et les étoiles fonctionnent ? Ils sont petits. Et les motifs sont disposés de manière régulière. Les tissus à très petits motifs TRÈS TRÈS modernes sont légions au XVIIIe siècle, comme en témoignent les exemples suivants

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Les photos proviennent du Facebook de l'expo Threads of Feeling. Tous ces tissus datent du XVIIIe siècle. A l'époque, tous les hospices anglais chargés de recueillir les enfants abandonnés demandaient aux mère de laisser un "token", une relique pouvant permettre, plus tard, de réunir mère et enfants s'ils le désiraient.

Bref.

J'ai envie de cette robe de manière obsessionnelle depuis des années, ne serait-ce que parce que je sais que ce type de tissu est impossible à trouver. Un brocard, avec cet arrangement précis de carreaux et d'étoiles ? Et puis quoi encore. J'ai pensé un moment choisir une soie à carreaux et broder les étoiles dessus, mais pour le coup, le côté simple de la robe en aurait été perdu. Et puis en rangeant mes tissus, je suis retombée sur un tissu à carreaux en coton que j'avais acheté pour rien, certaine de ne rien trouver à en faire, tant pis ça ferait de la toile. Les carreaux sont simples et suffisamment petits et réguliers pour obtenir l'effet désiré. Il suffit d'y faire des étoile de couleurs foncées pour obtenir le même genre de contraste que la robe d'origine.

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C'est comme ça que l'idée à germer d'imprimer moi-même mon tissu, pour rester dans la simplicité. Tout ceci restant très expérimental, je n'ai absolument pas chercher à obtenir la perfection. La robe (presque) achevée est bourrée d'erreur d'impression, d'ailleurs.

Première étape, le tampon. J'ai décidé de le fabriquer moi-même, c'est marrant, pas cher, et j'aurais le motif désiré. J'ai taillé le tampon dans de la gomme de bureau, tout simplement. C'est très facile à tailler, trop sans doute. La durée de vie est limitée. Pour faire des impressions à grande échelle, je déconseille. Comme c'est de la gomme, ça part un peu en charpie, normale, c'est le principe. Remarquez, mon tampon est maintenant dans un état déplorable, mais il a tenu pour le tamponnage de toute la robe ! Faudrait que je le prenne en photo dans son état actuel. 

Il existe des plaques de gomme spéciales pour graver les tampons. De marques japonaises et américaines. De meilleure qualité, moins fragiles, moins friables, elle conviennent mieux paraît-il, mais vu le prix, je réserve les deux petites que j'ai acheter pour un projet plus élaboré.

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Tampon après le premier essai. Inlavable, il est maintenant beaucoup plus sombre et impossible à utiliser avec une autre couleur que le violet. La croix, c'était pour imprimer dans le bon sens : eh oui, toutes les branches ne sont pas semblables, il y a un sens d'impression. J'en ai fait l'expérience à mes dépens.

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J'ai fait plusieurs essais de couleur avec 2 types de violet différents et aussi en imprégnant plus ou moins le tampon. Il en résulte qu'il faut toujours prendre en compte le fait que la couleur du tampon encreur est beaucoup plus foncée que la couleur obtenue (comme on ne peut pas les essayer en magasin, et vu le prix, il vaut mieux être prévenu à l'avance), et qu'il faut beaucoup imprégner le tampon pour obtenir une impression régulière. Et enfin qu'il faut aussi faire attention à bien appuyer le tampon à plat, sans le basculer : ça, niveau bavures, ça ne pardonne pas. J'ai eu beaucoup moins ce genre de problèmes avec les tampons du commerce. Ils sont montés sur bois, ça aide (à faire pour le prochain essai).


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La jupe en cours d'impression. Comme la table est entièrement couverte par le tissu, mes "instruments" se retrouvent sur le tissu, d'où le morceau très sale de lin épais pour reposer mon tampon et éviter de salir. Je marque l'emplacement de chaque étoile à l'avance. Je l'ai fait au crayon de bois : à éviter, ça se voit à travers l'encre. Sous le tissu, en transparence, un magazine pour aplanir (au cas où la table ne l'est pas, plate. J'étais sur une vieille table en bois XIXe à grosses rainures) et palier aux accidents : parfois l'encre traverse. Bien repasser les impressions au fer chaud pour les fixer. Moi je n'ai sans doute pas assez insisté, j'ai déjà des coutures où l'encre dégorge :(  Expérimental, je vous dis.

La jupe est constituée de 2 grands panneaux et un petit : 1 journée entière à tamponner, et un mal au dos atroce.

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Je n'ai pas encore pris en photo la jupe montée, mais je trouve que le corsage rend pas mal, non ? De nouvelles photos dans pas trop longtemps, j'espère, quand j'aurai le courage d'affronter ma robe. 

1911 Corset Sew Along, l'aventure continue

Ain't corset if ain't stiff...

Pfff... cette toile m'en aura donné du mal ! Mais j'ai vaincu le dragon ! La grande difficulté des corsets 1910s, c'est qu'ils sont censé adoucir les formes du corps en le rendant plus tubulaire, tout en continuant de marquer une taille fine et les hanches. Ca a l'air paradoxal, ça ne l'est pas. Si vous êtes mince à hanche larges au départ, je confirme : ça marche, j'ai vu assez de filles réussirent à obtenir ce résultat pour savoir que ça marche. Mais si vous êtes girondes avec un rapport tailles-hanches faible : marchera pas. J'ai voulu faire marcher un truc qui ne marche pas. Une fois que j'ai renoncé à obtenir cet effet, tout est devenu beaucoup plus facile. Et j'ai obtenu la forme tubulaire désirée :))

Voici la toile d'origine. A l'ajustage, les hanches larges que vous voyez là ont perdu presque 30 cm à 35 cm (!) de circonférence, la taille très exactement 7 cm. Et c'est un corset qui avait été agrandi pour correspondre au millimètre à la taille désiré (les hanches je savais qu'elle étaient trop grandes, mais je ne pensais pas avoir à retirer autant à la taille).

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Je n'ai pas réussi à savoir si le corset fonctionnait tel quel avant de l'avoir ENTIEREMENT baleiné. Je hais baleiner les toiles. C'est une perte de temps, de tissu et de fil. Mais des fois, on ne peut pas faire autrement. Une fois baleiné par contre, ce fut miraculeux. Non seulement il fonctionne, mais il n'y a plus rien à changer, et il se serre vraiment très très bien (j'ai pas toujours autant de facilité avec les autres corsets. Celui-là je le clipse, je tire les lacets en 2 coups -- en 2 coups ! c'est presque trop facile -- et je suis soudain raide comme une baramine. If ain't stiff...) 


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Le corset est ici porté avec une vraie chemise 1910s, de famille. C'est la seule fois où je compte la porter et l'utiliser comme chemise : c'était expérimental. 

Primo, je vouais savoir comment ce type de chemises pouvait soutenir les seins, puisque dans beaucoup de cas, c'était en effet le seul soutien qu'avaient les poitrines de l'époque, le corset s'arrêtant en dessous. Et ça ne marche pas si mal ! Le lin est épais sans être raide, il est tissé très serré, il sera difficile de trouver un équivalent correct aujourd'hui. Je pense à peut être utiliser un vieux drap (aussi) de famille. 

Secundo : je voulais vérifier ma datation de 1910s, et l'expérience l'a fait. Je m'explique : la chemise est de famille (trouvée dans les placards de ma Grand-Tante), et elle vient d'une famille où presque toutes les femmes étaient couturière de métier. Elle est brodée de l'initiale M de prénom. La seule Marie que je connaisse est mon arrière-grand tante née en 1905 Si elle l'a portée dans les année 10, c'est sur la fin, vers ses 15 ans. Ou alors, il s'agit d'une Marie plus âgée (je ne sais pas comment s'appelle sa mère, à chercher). Si c'est sa mère, elle a pu la porter dans les années 10 aussi, mais la chemise peut aussi dater d'avant. Ce qui laisse croire qu'elle est bien de cette époque est la présence d'une usure sur le devant juste sous les seins. Si la chemise avait été portée avec un corset passant sur les seins, l'usure serait plus haut. Avec un corset 1910s, elle se situerait juste à à l'endroit où le haut du corset frotte sur le tissu. Encore fallait-il vérifier cette hypothèse. Après essai, il s'avère que j'avais raison : l'usure tombe exactement à l'endroit où le busc (à travers le corset) frotte le tissu de la chemise.

Maintenant, il n'en reste pas moins que j'ai trop de poitrine pour accepter un soutien aussi léger. Par ailleurs, la ligne entre le haut du corps et le corset qui comprime pas mal (les chairs sont remontées, ça se voit moins avec la chemise ; sans, c'est effarant) est très laide. Il faut adoucir la ligne générale tout en soutenant les seins. Donc il faudra forcément en passer par une brassière. La brassière est un élément de la garde-robe 1910s qui jusqu'à présent ne m'avait jamais paru important, et que, pour être honnête, je trouvais profondément ennuyeux. Je n'ai pourtant plus d'autre choix que d'en passer par là. Je me lancerais donc bientôt dans des recherches, pour voir comment en faire une.

En attendant, il va falloir se lancer dans la suite de ce Sew Along :)

Tour de blogs

J'espère que les premiers liens vous avaient plus. Voici le deuxième petit tour de blogs que je vous ai préparé.

- Pour commencer, quelques trends pour être la plus belle fille sur le pont du paquebot : Kendra de Démodé connaît la mode 1912 sur le bout des doigts.

Nathalie, encore une fois, est une mine d'informations et ses analyses de costumes déchirent ! elle s'attaque à une robe 1910s du MetMuseum pour voir comment essayer de la reproduire. La robe qu'elle a choisie d'étudier a toujours été une de mes favorites :) Mais attention.... elle est dangereuse pour la santé mentale de toute costumière !

- Quand j'étais petite, je croyais que le fil des araignées servait à faire des robes de princesses. Je n'ai jamais été capable de retrouver le conte de fée qui m'avait mis ça en tête, et j'ai fini par croire que je l'avais inventé. En fait... non. On peut vraiment faire de la soie avec le fil d'araignée. Et quelle soie ! Mais au final, le conte avait raison : ce sont bien des robes de princesses que l'on peut fabriquer avec cette soie dorée....

- Pudding Cap ! Si ces mots ne veulent rien dire pour vous, vous allez adorer les explications de Sew18thCentury. Overdose Kawai assurée ! Et si vous voulez en faire une pour votre tête blonde, elle a commencé un tuto sur un autre blog.

- Vous savez que ça fait des années qu'on vous dit que la période Empire ce n'est pas que des chemises de nuit blanches ? Et ben ça fait des années qu'on vous le dit, et vous n'écoutez toujours pas. Si après les explications de Nathalie Garbett vous ne voulez toujours pas renoncer à vos préjugés, c'est que vous êtes des cas désespérés ^^ Elle pose d'ailleurs une question essentielle : pourquoi ses robes de couleurs, dont on est sûr qu'elle étaient aussi nombreuses que les robes banches (voire peut-être plus nombreuses, comme les robes de deuil) ont-elles presque toutes disparu ?

- Je vous en ai parlé là, mais je ne m'étais pas étendu. Heureusement, Jen de Festive Attyre m'a évité de me lancer dans des explications techniques auxquelles vous n'auriez rien compris : tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les apportioning scales, sans jamais osé le demander.

- Tout ce que vous croyez savoir sur les corsets est faux. Et oui !

Robes à la française aux enchères, round 2

Voilà la suite des robes à la française issues d'enchères glanées sur internet (comme la dernière fois : les descriptions sont celles accompagnant les enchères, je n'ai enlevé que les détails inintéressants sauf pour les collectionneurs, genre tâche, déchirures, ou les explications débiles... y'en a... Entre parenthèses : ceux qui les ont vendues).

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A robe à la Française of Chinese lampas satin, circa 1760 1770 (le tissu est 1740-60, mais la construction des plis à l'arrière et les manches en sabot sont clairement 1770) (Kerry Taylor Auctions)

The fabric circa 1750, the satin woven with bronze and cream peonies and coiling foliage, the open-robe and petticoat trimmed with furbelows of matching braid trimmed silk, the sleeves with shirred double ruffled `sabot' cuffs, the back panel of the skirt of brown and white 1740s European silk (vous remarquerez qu'un lampas chinois devient une soie européenne ? Les commissaires-priseurs, des gens si sérieux...)

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Manteau de robe à la française, fin de l'époque Louis XV, début de l'époque Louis XVI (Couton Veyrac Jamault)

à plis Watteau dans le dos, manches pagodes à double pavillons, large falbala à bouillonné bordé de fil chenille et sourcils de hanneton, dans un pékin, fond satin rose corail, rayé de faille crème, liseré crème et polychrome de guirlande de fleurettes, doublé de taffetas rose

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Manteau de robe à la française, époque Louis XV(Cuvreau Expertises Enchères) 

 lampas lancé et liseré, fond satin crème rayé chiné de nuances bleues et roses, décor rouge et bleu de fleurs, plis Watteau dans le dos, falbalas, manches en raquette, intérieur doublé

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Robe à la française en tafetas de soie rayée rose et vert. Epoque Louis XVI (Le Puy Enchères ?)

à motifs floral sur fond beige composé d'une jupe et d'un manteau à fermeture à compères, présence de falbalas sur le manteau et la jupe bordés de sourcils de hanneton, doublure en soie rayée de couleur rouille et bordeaux. La doublure en partie haute est en lin avec 2 tampons à l'encre : un écusson daté 1780 et LOUDRAC ainsi qu'un cachet illisible (date de réforme de la robe?)

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A fine apricot Silk Sack-back open robe, french, c. 1775 (Christie's)

the silk satin woven with a white stripe, with pale blue and rose pink floral motif, embellished with multicolour fly braid to robings and deep cuffs, lined with vivid yellow silk to the skirt and ticking to the bodice

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A striped silk satin open robe and petticoat, 1770s (Christie's)

sack-back gown of cream silk woven with a deep mauve stripe and a small floral vine motif, with stomacher panel of the same silk, the gown decorated with ruching and flybraid; and with a matching petticoat, both lined in apple-green striped silk, French

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Rose silk back-sack open robe, 1770-1785 (Augusta Auctions)

Dress & petticoat of ombre cream to dark rose narrow stripes, brocade all over w/ white blossoms, large spray of roses & small clusters of colorful flowers, trimmed w/ ivory fly fringe, elaborate ruched self fabric scrolls on petticoat, bodice originally worn w/ stomacher, triple tierred sleeves & double ruffle embroidered engageants, bodice linen lined, Robe L 55"-63", Petticoat L 35"

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Robe à la Française, c 1760-70 (Meg Andrews)

the pale pinky mauve shot silk taffetta brocade woven with a simulated lace meander alternating with large petalled flower sprays in white/silver thread, highlight with touches of peach and mid green silk, the front bodice with large square neck, robings and a stomacher edged with simple bobbin lace and alternating hook and eye fastening, the above elbow sleeves with a double flounce trimmed with bobbin lace, the back with square neck and large pleats falling to the hem in a sack back construction, pocket slits to either side, the inside bodice lined with natural coloured linen, eyelet holes and lacing cord fastening, a wide inner linen band at hem, bust 32 in or 82 cm; shoulder to front hem 50 in or 1.28 cm; back hem 61 in or 1.55 m

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An 18th century floral embroidered open robe (Bonhams)

Worked in bouquets of flowers to include tulips, roses and carnations, in brightly coloured wool, in shades in pinks, blues and yellows, with green foliage, to a cream ground

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A Sack-back open robe of shell pink silk (Christie's)

very pale, almost cream silk brocaded with a purple floral sprig and heavily embellished with cream fly braid; together with a 1950s dress made up from the original petticoat (fallait que je laisse cette dernière partie : une robe 1950 avec un jupon 18ème, miam !)

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Brocade sack)back open robe, 1765-1775 (Augusta Auctions)

Shrimp silk, narrow pale ivory stripes brocaded w/ scattered floral baskets & sprigs, elbow length sleeves, self ruched fabric w/ fly fringe edge trims sleeves & dress front opening, multi-color striped silk lining, dull red linen bodice lining w/ 3 Center Back ties, sleeve linings in ivory & navy wide striped linen homespun, 2 side slits in skirt, B 33", W 27", L 57"-61", BROOKLYN MUSEUM