Trouble déficitaire de l'attention costumière

Ou comment s'en tenir à un projet sans dérouter sur un autre est impossible. Je couds, si si, j'ai des preuves ! Mais comme je l'ai déjà mentionné, je ne couds pas ce que je devrais.

Je vous le jure, Monsieur le Juge, j'étais pourtant bien partie, pleine de bonnes résolutions, une volonté de fer ! J'étais en train de patronner la doublure de cette robe pour mes projets de robes de deuil Directoire.

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J'étais motivée, à fond. Mais il faut dire les choses telles qu'elles sont Monsieur le Juge, le patronnage, c'est souvent chiant comme la mort.. Il faut trouver des distractions. Oui, je sais, pour ça, il y a la télé. Il faut éviter internet et les livres de costume. Je sais, je sais... Ch'uis désolée, je vous jure, chuis désolée !... j'ai pas pu résister. Mais j'ai jeté qu'un tout p'tit coup d'oeil de rien du tout, promis ! C'est la faute du livre, il est diabolique. What Clothes Reaveal'd, c'est le mal, je suis innocente. Une victime. D'ailleurs, je demande des dommages et intérêts.

Je suis tombée sur cette robe (si le lien plante et vous dirige vers la mauvaise robe, faite une recherche avec 1991-465), et je me suis dit pour la millionième fois : "Il faut vraiment que je la fasse..." et puis j'ai réalisé que j'avais entre les mains le patrons parfait pour servir de doublure à cette robe et la drapée directement dessus. Et donc, j'ai déraillé. Mais ch'uis innocente !!

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Ce que j'aime dans cette robe, c'est que le dos n'a pas de patron, tout est fait en drapant et plissant directement une laize de tissu (ou plusieurs assemblées). Pour rappelle une laize ou un lé, c'est une largeur de tissu. Mois j'ai utilisé une laize de 140 cm, c'était trop petit, j'aurais dû prendre 2m, mais mon tissu ne me me le permettais pas. J'aurais eu plus d'ampleur dans le dos. Je pourrais sortir l'argument que j'ai le dos très large, et qu'une personne de taille normale aurait un résultat meilleur que moi avec 140cm, mais je suis même pas sûre de ça. La robe d'origine aussi a un dos de nageuse est-allemande...

J'adore le principe, qui est assez courant sur les robes de l'époque. Cela fait des robes très rapides à faire, sans patronnage excessif, très peu de couture. Ma robe, qui est faite en suivant scrupuleusement es photo et les différentes descriptions très précises que j'en ai trouvé, n'a de coutures qu'aux épaules, une sous le bras, et une transversale devant, au niveau de la coulisse sous les seins. Tout le reste de l'ajustage est fait par les plis.

J'ai fait une erreur par contre, que je n'ai pas réparée, parce que ça marche quand même : j'ai inversé les pièces d'épaules gauches et droite !! L'encolure devrait être moins ouverte. Mais ce n'est pas traumatisant, donc j'ai laissé tel quel.

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Je dois refaire mon ourlet qui est trop haut (galère), faire les manches, et bien évidement, la robe est portée sans jupon (je vais carrément faire la totale et utiliser les 3 que j'ai qui sont.... à 600 km d'ici) et sans faux-cul (qui à l'époque se met au milieu du dos). Pour obtenir le look large typiquement Directoire de ce genre de robes, jupons et faux-culs sont obligatoires.

Dernier point, la robe rend assez mal sur les photos, elle me grossit méchamment. Ce sont les photos qui font ça, je vous jure qu'en vrai, elle me va vraiment bien, et elle déchire. J'adore cette robe ! Je vais sans doute l'amener chez mes parents la semaine prochaine pour la finir et faire des photos convenables avec sous-vêtements convenables (et appareil-photo convenable !)


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Les plis du dos et des côtés

Tour de blogs

Encore en retard pour cette petite sélection de liens, faut dire que Blogger s'améliore pas, ça aide pas...

- En ce début d'année, étant en train de faire moi-même une nouvelle petite robe à la française, je suis un peu obsédée par celles des autres costumiers. Et il y en a vraiment de très belles ! Et très instructives aussi. Dernières en date, la formidable robe rose de Aubry (qui s'est en partie aidée du tutoriel de Koshka et de celui de Kendra, indispensabes pour qui veut se lancer dans la reconstitution d'une robe à la française) et celle d'Amanda, une très jolie robe... rose (aussi). N'oublions pas les robes de Mme du Jard, qui sont toujours aussi parfaites, et des tissus... miam ! (surtout la première robe en ce qui me concerne). Pour finir, MadameKat et sa robe noire qui en jette !


- Cassidy fait un très chouette travail de recherche sur les robes durant la décennie 1770. En particulier, elle cherche à savoir quand le devant des robes à la française est passé de la pièce d'estomac à une fermeture similaire à celle des robes à 'anglaise. Passionnant. N'oubliez pas d'aller aussi voir son Pinterest : elle est si exhaustive dans ses recherches, ma parole, je lui offrirais bien mon premier né pour la remercier !

- Anéa fait découvrir une mantua SPLENDIDE qui est exposée actuellement dans un musée Norvégien. Une bonne occasion, pour ceux qui ne la connaisse pas de redécouvrir aussi son post sur le Musée d'Art Populaire Norvégien. Ils ont une collection exceptionnelle de costumes, mais depuis le remaniement du site, j'ai un peu de mal parfois à voir les images, elles ne sont plus disponibles en grande taille (pour celles où c'était possible), et les descriptions sont toujours aussi spartiates voir inexistantes. (Pour faire des recherches par date, c'est un peu compliqué : j'ai un jour trouvé une robe Directoire exceptionnelle dont la seule date disponible était 1948... l'année où elle a été donnée au musée !) Espérons que ça va s'arranger.

 - 7 essais de manches 1890 différentes sur Festive Attyre, ou tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les manches gigot en ayant peur du volume. *heart*

- Une pièce historique exceptionnelle : la seule poupée de mode grandeur nature du XVIIIe encore conservée.

- Analyse et spéculations (intelligentes) de Corsetra sur un corset méconnu de l'époque Empire : le corset en X. Corsetra n'a PAS son équivalent pour les recherches historiques et documentaires. Vous pouvez la suivre les yeux fermés.

Trop de costumes, pas assez de temps

Awkward

Tour de blogs

Tour de blog un peu en retard pour cause de connexion internet absentéiste. Et petite moisson aussi, la semaine n'a pas été très folichonne.

- Pour commencer, Munich Rococo est en train de nous préparer la meilleure des adapatations d'une robe de Tissot (le peintre).

- V for Vintage a reproduit une robe de l'exposition Napoléon et l'empire de la mode : même le choix du tissu est parfait !

- Cette robe d'archer 1820s est une grande favorite de toute les costumière que je connaisse. Maintenant grâce à Lorna on sait maintenant à quoi ressemble le dos de cette robe adorable !!

Guide de survie minimal en milieu hostile de chintz à l'usage du costumier

Le sujet ayant été mis sur le tapis (par moi) sur Facebook, et la réponse ayant été, à ma grande surprise, immédiate ("non, mais t'as quoi contre le chintz ?!"), je pense qu'il faut rétablir quelques règles de base avec un petit post impromptu. La première correction à faire : Wikipedia, oui, c'est bien, mais la plupart des articles sont bêtement retraduits depuis l'anglais sans autre forme de procès, et c'est souvent une belle connerie. 

Le chintz en langue anglaise, et le chintz en langue française, ce n'est pas la même chose. Le chintz en anglais, ce sont toutes les toiles de coton à motif de fleurs. C'est vaste comme programme et en particulier, ça regroupe des tissus qui n'ont rien à voir les uns avec les autres. En France, le chintz, également appelé chintz anglais, est type particulier de tissu à fleur qui fait très "thé et scones anglais". Très reconnaissable.

On va se concentrer sur deux données principales du chintz : c'est un tissu à très grandes fleurs et/ou ça représente des roses (oui, c'est un graaaaand classique du chintz).

Première erreur : tous les tissus à grandes fleurs ne sont pas du chintz (en langue française, puisque c'est celui-là que j'essaie de définir). En particulier, les tissus de type "indiennes" ne sont pas du chintz. Les indiennes c'est le bien, et c'est ce genre de tissu qu'il faut utiliser pour une robe XVIIIe. 

On peut les reconnaître comment ? 
--> Fleurs souvent vues de profil, ou si elle sont vu de dessus, elles sont plates. Le volume (la 3D) n'est pas une donnée de l'indiennes. 
--> Flore totalement imaginaire
--> Les fleurs sont souvent bordées d'un liseré noir ou sombre.
--> Beaucoup de "branchages" lient les motifs de fleurs, souvent avec de plus petites fleurs associées à ces branchages.
--> une organisation serrée du motif qui forme vaguement une grille
--> Les couleurs sont fortes : des rouges profonds, des bleus outremers, des verts foncés, etc. Il y a souvent aussi un mélange de couleurs "réalistes" avec d'autres un peu moins (les fleurs violettes ne sont pas légions, les grosses fleurs violettes encore moins. Or, regardez l'exemple ci-dessous...)

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Le chintz anglais. Utilisé dans l'habillement à partir de 1830-1840. Se caractérise par un changement chromatique radical. A bas les couleurs fortes, vive le réalisme et les pastels. On peut généralement reconnaître les fleurs du chintz, alors que les fleurs des indiennes sont imaginaires. Au début certaines caractéristiques de l'indienne sont conservées, elles disparaîtront plus tard. Dans ce premier exemple, les contours des motifs de fleurs sont encore très nets, même s'ils ne sont plus relevés de noir, et on voir encore des branchages. Par contre l'organisation serrée et en grille de l'indienne a laissé la place à une organisation plus aérée et en ligne verticale. Ce tissu est très marqué XIXe, il ferait une très chouette robe 1830-1840.

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Deuxième exemple de chintz anglais, le plus typiquement associé à la notion de chintz. Des roses en bouquet, des couleurs ultra pastelles, avec des contours à effet flou, une organisation très aérée en lignes horizontales cette fois. L'effet voulu est celui du jardin anglais. A éviter à tout prix en matière de XVIIIe, et à utiliser avec prudence et parcimonie pour le XIXème. Ce tissu est très marqué années 1950-60.

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Reste un cas difficile : celui du chintz à petit motif : certains peuvent être utilisé pour le XVIIIe en respectant des règles de base : les petits motifs au XVIIIe sont souvent très rapprochés, généralement simples (fleur simple, plutôt que bouquet), et si vous devez choisir une couleur, choisissez plutôt une couleur foncée qu'une couleur claire. La couleur foncée fera oublier que vos motifs n'ont pas des contours assez précis. Dans les deux exemples ci-dessous, le premier est à éviter en matière de XVIIIe, le second peut passer, mais plutôt pour une robe à l'anglaise, et à la rigueur un caraco (mais de ce que j'en ai vu, ça marche rarement sur les caracos, alors que sur les robes à l'anglaise, ça passe très bien). Jamais, jamais, jamais sur les robes à la française. JAMAIS.

Ces deux exemples conviennent par contre parfaitement pour des robes XIXe. (enfin, bon, le premier est assez moderne quand même, il ne convient peut-être pas "parfaitement", mais des petits bouquets de fleurs de ce type conviennent très bien).

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De manière générale, en matière de XVIIIé siècle : évitez les tissus à bouquets, les tissus avec des roses et les motifs trop espacés. Oui, les bouquets et les motifs espacés, ça existe au XVIIIe, mais vous remarquerez que ce sont souvent des broderies, pas des motifs imprimés.

Comme je l'ai dit, c'est un guide de survie minimal. Je pourrais élaborer. Mais là j'ai pas le temps :)

Cumberland Poloneze

Pour les amateurs de robes à la "Poloneze" qui voudraient s'amuser à imaginer à quoi peut ressembler cette horreur robe ^^.  Je ne sais toujours pas s'il s'agit d'une vraie polonaise (ce qui est suggéré) ou d'une anglaise retroussée (ce qui est plus crédible). Toute effrayante soit-elle, je suis prête à parier que si je la voyais en vrai, j'en tomberais amoureuse. C'est une maladie mentale de costumière, une déviance de type psycho-chiffonière.  C'est malheureusement incurable.

Magazine anglais en date de Mars 1781


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Deuil et Demi-deuil

Pour le Projet Regency, qui en est encore à la phase Directoire, j'ai prévu de faire un ensemble de deuil, entre autres choses. Il s'agit du costume sur la droite.

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Provenance inconnue (merci le web), entre 1795 et 1798, 
mais vue la ressemblance frappante de la forme de la robe avec l'image suivante, 
je dirais 1798

Mais bien évidemment, le deuil est forcément suivi du demi-deuil, sinon, ça ne marche pas. Grâce à Dames à la mode, j'ai enfin trouvé mon inspiration ! Il s'agit d'une sur-robe en gaze ou en tulle ("net" en anglais, soit"filet", je ne suis jamais sûre de savoir comment le traduire correctement en français) sur une robe de satin blanc. Ce qui tombe bien, puisque j'avais déjà prévu de faire une robe en satin blanc pour le Projet :) 

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La Galerie des Modes, 1798

Des étoiles sur le carreau

Toujours aussi traumatisée par les manches ratées de ma robe Etoiles et Carreaux, j'ai peur de la ressortir pour travailler dessus et m'apercevoir que le carnage est pire que celui auquel je m'attends. Pourtant, avec le travail de forçat qu'il y a sur cette robe, j'ai vraiment pas envie de l'abandonner dans un coin. Faut juste que je me remotive. Et comme vous n'avez pas la moindre idée de ce que je suis en train de vous parler... D'une pierre, 2 moineaux (version anglaise de l'expression, plus ou moins :p ).

Il était une fois une robe qui ne cassait pas trois pattes à un canard au premier regard. Appartenant au Musée Galliera, elle n'a été publiée, à ma connaissance, qu'une seule fois dans le catalogue d'exposition Modes et Révolutions. Présentée comme une robe Epoque Directoire (à cause du dos étroit, des manches en mitaine, et des têtes de manches très rejetées en arrière comme les épaules), cette robe a néanmoins pu continuer à être portée jusqu'en 1815. J'ai même tendance à penser qu'elle a pu être raccourcie à une époque plus tardive que 1798, car cet ourlet droit sans traîne est très étonnant pour l'époque. Il y a toujours une petit traîne minimum, habituellement, ne serait-ce que pour adoucir la ligne arrière de la robe.

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(encore une fois, pardon pour la qualités des images de ce post, mais mon appareil photo est une merde sans nom)

Cette robe apparaît très simple, avec ces petites lignes, ces fleurettes, sa couleur marron. Sauf que ce ne sont que des apparences : la robe est en fait un brocard de soie, les lignes des carreaux très fins, et les fleurettes, des étoiles à si branches. Oui oui, des étoiles sur des carreaux. On dit toujours qu'il y a des choses interdites dans le costume. La règle n°1 étant souvent : si c'est trop graphique, c'est trop moderne. De manière générale, on dit beaucoup de conneries sur les tissus en matière de reconstitution. La question n'est pas de savoir si les motifs très graphiques et très modernes, sont utilisés en mode depuis longtemps (on sait très bien qu'ils le sont, les tissus d'habillement 1830 sont les tissus le plus modernes et délirants qui existent), la question est de savoir correctement manier cette modernité, en utilisant le point de vue de l'époque. Qu'est-ce qui fait que les carreaux et les étoiles fonctionnent ? Ils sont petits. Et les motifs sont disposés de manière régulière. Les tissus à très petits motifs TRÈS TRÈS modernes sont légions au XVIIIe siècle, comme en témoignent les exemples suivants

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Les photos proviennent du Facebook de l'expo Threads of Feeling. Tous ces tissus datent du XVIIIe siècle. A l'époque, tous les hospices anglais chargés de recueillir les enfants abandonnés demandaient aux mère de laisser un "token", une relique pouvant permettre, plus tard, de réunir mère et enfants s'ils le désiraient.

Bref.

J'ai envie de cette robe de manière obsessionnelle depuis des années, ne serait-ce que parce que je sais que ce type de tissu est impossible à trouver. Un brocard, avec cet arrangement précis de carreaux et d'étoiles ? Et puis quoi encore. J'ai pensé un moment choisir une soie à carreaux et broder les étoiles dessus, mais pour le coup, le côté simple de la robe en aurait été perdu. Et puis en rangeant mes tissus, je suis retombée sur un tissu à carreaux en coton que j'avais acheté pour rien, certaine de ne rien trouver à en faire, tant pis ça ferait de la toile. Les carreaux sont simples et suffisamment petits et réguliers pour obtenir l'effet désiré. Il suffit d'y faire des étoile de couleurs foncées pour obtenir le même genre de contraste que la robe d'origine.

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C'est comme ça que l'idée à germer d'imprimer moi-même mon tissu, pour rester dans la simplicité. Tout ceci restant très expérimental, je n'ai absolument pas chercher à obtenir la perfection. La robe (presque) achevée est bourrée d'erreur d'impression, d'ailleurs.

Première étape, le tampon. J'ai décidé de le fabriquer moi-même, c'est marrant, pas cher, et j'aurais le motif désiré. J'ai taillé le tampon dans de la gomme de bureau, tout simplement. C'est très facile à tailler, trop sans doute. La durée de vie est limitée. Pour faire des impressions à grande échelle, je déconseille. Comme c'est de la gomme, ça part un peu en charpie, normale, c'est le principe. Remarquez, mon tampon est maintenant dans un état déplorable, mais il a tenu pour le tamponnage de toute la robe ! Faudrait que je le prenne en photo dans son état actuel. 

Il existe des plaques de gomme spéciales pour graver les tampons. De marques japonaises et américaines. De meilleure qualité, moins fragiles, moins friables, elle conviennent mieux paraît-il, mais vu le prix, je réserve les deux petites que j'ai acheter pour un projet plus élaboré.

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Tampon après le premier essai. Inlavable, il est maintenant beaucoup plus sombre et impossible à utiliser avec une autre couleur que le violet. La croix, c'était pour imprimer dans le bon sens : eh oui, toutes les branches ne sont pas semblables, il y a un sens d'impression. J'en ai fait l'expérience à mes dépens.

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J'ai fait plusieurs essais de couleur avec 2 types de violet différents et aussi en imprégnant plus ou moins le tampon. Il en résulte qu'il faut toujours prendre en compte le fait que la couleur du tampon encreur est beaucoup plus foncée que la couleur obtenue (comme on ne peut pas les essayer en magasin, et vu le prix, il vaut mieux être prévenu à l'avance), et qu'il faut beaucoup imprégner le tampon pour obtenir une impression régulière. Et enfin qu'il faut aussi faire attention à bien appuyer le tampon à plat, sans le basculer : ça, niveau bavures, ça ne pardonne pas. J'ai eu beaucoup moins ce genre de problèmes avec les tampons du commerce. Ils sont montés sur bois, ça aide (à faire pour le prochain essai).


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La jupe en cours d'impression. Comme la table est entièrement couverte par le tissu, mes "instruments" se retrouvent sur le tissu, d'où le morceau très sale de lin épais pour reposer mon tampon et éviter de salir. Je marque l'emplacement de chaque étoile à l'avance. Je l'ai fait au crayon de bois : à éviter, ça se voit à travers l'encre. Sous le tissu, en transparence, un magazine pour aplanir (au cas où la table ne l'est pas, plate. J'étais sur une vieille table en bois XIXe à grosses rainures) et palier aux accidents : parfois l'encre traverse. Bien repasser les impressions au fer chaud pour les fixer. Moi je n'ai sans doute pas assez insisté, j'ai déjà des coutures où l'encre dégorge :(  Expérimental, je vous dis.

La jupe est constituée de 2 grands panneaux et un petit : 1 journée entière à tamponner, et un mal au dos atroce.

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Je n'ai pas encore pris en photo la jupe montée, mais je trouve que le corsage rend pas mal, non ? De nouvelles photos dans pas trop longtemps, j'espère, quand j'aurai le courage d'affronter ma robe.