Drama Princess Playmobil

by mardi, septembre 03, 2013 7 points avant
Il y avait plein de bonnes manières de répondre à mon message. Par exemple en me renvoyant l'ascenseur et en me traitant de pétasse. Je prends, pétasse, connasse, pouffiasse, je ne me suis pas gênée avec elle. Elle pouvait surtout répondre sur le sujet : version Reine de Saba "pfff, cette conne n'a pas compris que je voulais aider le monde entier, voilà où elle n'a pas compris" ou version humble Amie de la Terre "je me suis mal exprimée, et je suis très choquée d'avoir été mal comprise." Moi je n'aurais pas cru une minute à son humilité, mais ça aurait peut être fait du bien à ses lectrices, celles qui l'ont mal pris. En fait, c'était ça la bonne réaction à avoir.

Par contre, faire un article pour m'insulter ainsi qu'un certain nombre d'autres personnes qui ne lui ont rien fait récemment, en nous traitant de psychopathes (ça c'est pour moi) et autre foldingues, non, ce n'est pas la bonne méthode : je l'ai traité de pétasse. Echelle de la violence... (surtout si c'est pour insulter une des filles les plus adorables de tout le milieu du costume, quelqu'un avec qui TOUT LE MONDE s'entend : l'histoire de l'église a été honteusement manipulée par Fanny pour la faire passer pour une psychorigide qu'elle n'est pas, bien au contraire. Et je suis la première à pouvoir en témoigner ! On a eu des désaccord sur certains sujets, et c'est bien une des personnes les plus saines avec qui débattre d'un désaccord). Miss Fanny ici se révèle comme bien pire que celles qu'elle prétend dénoncer. Par exemple, en mentionnant les problèmes de dépression, réels (toujours pour moi) ou imaginés, de certaines personnes.

C'est très grave de parler des problèmes psychologiques des autres, surtout si on n'en connaît pas les causes (souvent très graves aussi), surtout pour déclarer, sans rien en savoir (on n'a jamais été amies, elle n'a aucune idée de ce que j'ai fait pour soigner ma dépression), que notre problème, c'est qu'on est très satisfaites d'être psychologiquement dérangées. Vous vous souvenez quand j'ai dit qu'elle avait l'empathie d'un lézard ? En fait, au départ, ce paragraphe faisait dix lignes et j'expliquais le pourquoi de ce jugement. Je l'ai coupé. Parce que ce n'était pas intéressant dans le contexte, c'était mesquin. Niveau mesquinerie, elle ne s'est pas gênée, elle, pour extrapoler sur un sujet autrement plus grave et d'une façon... dire qu'il y a des gens qui la pensent gentille, le "bisounours".

Vous remarquerez qu'à la fin, elle précise qu'elle a écrit cet article pour faire chiez les filles comme moi qui l'emmerdent. Je n'ai jamais caché ma dépression, ce n'est pas forcément le cas d'autres personnes : elle trouve ça très drôle de faire chier ces filles-là en révélant au monde qu'elles ont un trouble psychologique (diagnostiqué par Psychologie-Doctissimo, hein) ? Sachant que l'on peut se faire virer de son boulot pour ça, ou que les recruteurs s'en servent quand on essaie d'obtenir un boulot, qu'un conjoint détraqué peut l'utiliser dans une procédure de divorce, que ce qui est sur internet ne disparaît jamais, qu'elles pourraient se faire troller par de VRAIS malades pour ça ? Whouah... "Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraient..." Je me demande... si l'une d'elles avaient eu le sida, ou un cancer, vous croyez qu'elle l'aurait révélé ? "C'est son cancer qui la rend agressive, voyez-vous..."

Ce qui est très intéressant, c'est que les personnes qu'elle fréquente ont trouvé l'article très drôle. Drôle de rire des maladies psychologiques des inconnues ? Cela pose tout de suite le niveau d'empathie de ceux qui partagent son entourage.

***

Pour relever plus précisément les arguments utilisés :

Ce qui est sûr avec les cons, c'est qu'on n'est jamais déçu de leur argumentation : "C'est bien le costume, mais il y a autre chose dans la vie, ce n'est qu'un loisir." Oui, mais c'est son métier, et elle passe son temps à raconter qu'elle n'a plus de temps pour rien d'autre. En fait, c'est sa propre psychanalyse qu'elle nous fait-là, non ? Pour rester dans le sujet, j'imagine.

Hors cette donnée de base très WTF, quelques points qui m'ont bien fait marrer (même jaune), parce qu'il faut bien se marrer un peu :

- " la demoiselle au fiel est peut-être l'une des moins dangereuses car on la voit arriver de loin"
Sous prétexte de me balancer une vacherie (oh le sous-entendu très claaaaaasse de "voir arriver de loin". Ben non, elle est pas grossophobe, pfffiou, quelle idée...), elle me fait des compliments. C'ballot. Je ne suis pas dangereuse ? Ça tombe bien, je ne cherche pas à l'être !! On me voit arriver de loin : sans doute parce que j'attaque de front, et non par derrière. En gros, elle explique ici que je suis tout sauf la "sournoise" qu'elle décrit plus loin. This word doesn't mean what you think it means.

- "Parce que parmi ceux qui m'ont écrit pour me signaler l'éclat de la drama queen sur son blog se trouvaient des gens que cela a secoué, qui se remettent en question et qui hésitent même à continuer le costume."
Parce que c'est vrai que personne n'a été secouée après son blog à elle, même pas des amies à elles dont j'ai appris qu'elles avaient été trop choquées pour finir de le lire. Ah non, c'est vrai : ce sont des grosses, donc forcément : des drama queen... une force d'argumentation, ce mot... Et puis, c'est vrai que des gens à qui j'ose dire "vous pouvez faire du costume quelque soit votre physique" vont être choqués et arrêter le costume. Ou alors, c'est l'idée que des grosses et/ou des laides qui fassent du costume qui les a choqué.

- "Mais c'est un milieu massivement féminin ! Et il faut l'avouer : les filles entre elles sont souvent des garces. Mettez-y ne serait-ce qu'un homme, et l'atmosphère s’assainit."
Quoi, vous ne saviez pas qu'elle était misogyne ? Ben maintenant vous savez. Précision, si je la méprise aussi cordialement, c'est à cause de ses opinions antifé et politiquement très omygodomygodomygod. Le costume, c'est la prune sur le quatre-quart.
"Mettez-y un homme, ça s'assainit" : l'homme harpic WC de la femme. En fait, c'est misandre aussi, non ? Terriblement misandre. Je n'admettrais pas qu'on parle comme ça de mes amis macsulins, mais ça tombe bien, elle parle des siens. Les pauvres.

- "Comme elles sont aigries et jalouses, elles sont promptes à être méchantes, n'hésitant pas à s'attaquer au physique des gens ou à leurs compétences (à croire qu'elles n'ont jamais commencé dans le costume ? et qu'elles sont parfaites ?)."
Bon point pour le super-salto : c'est elle qui a fait tout un article sur le physique des gens, c'est elle qui est allée attaquer dans un autre le physique des cosplayeuses (elle ne fait pas de cosplay ! C'était GRATUIT !), mais ce sont les drama queens qui sont coupables de ce crime. Ce serait presque du grand art, si elle ne répondait pas à MON article contre ses attaques au physique. On m'a aussi dit qu'elle avait créer un esclandre auprès des costumées plus âgées en se plaignant des vieilles lors des sorties. Comme quoi elle ne laisse rien de côté.
Pour les compétences en couture... les gens qui ne savent pas lire, c'est fatigant. Mais c'est un problème persistant. J'ai dit plusieurs fois que j'avais commencé comme les autres, et que le plus important c'est d'évoluer. Non attendez j'ai même dit : "nous sommes toutes des couturières en apprentissage, avant d'être des costumières.". Bon, moi je ne me bats pas contre la mauvaise foi, c'est un moulin à vent. Je me bas contre le foutage de gueule. Comme Miss Fanny qui a commencé le costume avant moi et coud ses costumes à la surjeteuse (double couture externe partout) : ça c'est ce que j'appelle du foutage de gueule. Et les gens prennent exemple sur elle. Et ÇA, ça me gêne. (en fait que les gens prennent exemple sur les autres au lieu d'apprendre et de découvrir par eux-mêmes, ça m'énerve. L'imitation, ça va deux secondes pour les grands débutants, après il faut grandir. Il faut expérimenter son propre rapport à la création. Parce qu'il n'y a que comme ça que l'on produit quelque chose qui ait de la valeur, et pour soi et pour les autres. Sauf qu'expérimenter, suppose aussi de se poser des questions sur ce que l'on produit, et là est le nœud du problème : trop peu de gens dans ce milieu ont envie de faire cet effort.)

_ "Tout d'abord elles n'ont presque pas d'amis. Soit parce qu'elles sont incapables de se lier à qui que ce soit, soit parce qu'elles ne savent pas les garder. Ainsi si vous voyez une costumée qui change d'amis très régulièrement, c'est un signe important ! Attention, elles ne sont jamais seules pour autant, non. Elles ont toujours une poignée de fidèles et ont même parfois des enfants (mais il y a rarement encore le papa)."
Pas d'amis, mais des fidèles. C'est pas ce qu'on appelle des amis, des gens qui sont là TOUT LE TEMPS ?
Pourtant, il y a du vrai là-dedans : j'ai lié connaissance dans le costume (pas amie, non : ce n'est pas de l'amitié, ça), pour découvrir ensuite que ces gens étaient des personnalités détestables. Mais soyons honnête : le costume est le groupe où j'ai rencontré le plus de personnes détestables de toute ma vie :
 * Des royalistes, que je ne tripoterais même pas avec un cuillère à sucre tellement il me dégoûtent politiquement (royaliste = l'Ancien Régime, c'était merveilleux, on devrait y revenir pour de vrai. Couff couff couff).
 * Des Fanny qui t'expliquent que les gens qui se suicident sous un train à l'heure de pointe, ce sont juste des connards (elle a fait le coup deux ou trois fois sur FB, je l'ai viré à cette dernière occasion) et que femmes enceintes, vieux et handicapés devraient s'abstenir d'utiliser les transports en commun à cette même heure de pointe pour pas faire chier ceux qui ont des raison d'être là (les gens qui servent à quelques chose, en gros).
 * Des filles que tu invites à un vernissage d'expo de costumes sur ton invit' et qui t'abandonnent ensuite toute la soirée pour aller avec leurs amis.
And so on, and so... (j'en ai une bonne trentaine d'anecdotes de ce genre)
J'ai bloqué sur FB une bonne majorité des gens que j'ai rencontrés dans le milieu du costume, parce que je ne supportais plus, psychologiquement, les horreurs que certains pouvaient écrire ou liker et qui, magie de FB oblige, me revenaient régulièrement dans la gueule. Des trucs à vomir, parfois.
Je n'ai pas d'amis parmi ses gens-là, parce que je préférerais arrêter carrément le costume plutôt que d'avoir quoi que ce soit à faire avec eux.

Tiens, laissez-moi expliciter le "j'ai protégé la fameuse blogueuse du début alors qu'une autre costumée voulait la frapper lors d'une sortie, et du jour au lendemain je suis devenue "l'ennemie" ". Le "je suis trop une héroïne" me ferait bien rire si elle ne me faisait pas passer pour une ingrate "protégée" par le chevalier blanc. En fait, sa réaction à l'époque fut : "cette conne ne remettra plus les pieds dans un évènement que j'organise. Tiens d'ailleurs elle m'a gâché mon après-midi". Je me suis fait frapper, et sa réaction fut "et moi et moi et moi". Non seulement, je n'appelle pas ça "protéger", mais ça m'a pas mal éclairé sur la personnalité. Et si par la suite elle est "devenue l'ennemie", c'est à cause de ses opinions politiques, comme je l'ai déjà dit, et surtout son total manque d'empathie pour qui que ce soit. Je trouve drôle qu'elle s'appesantisse aujourd'hui sur mes "souffrances". Non, je ne souffre pas d'être grosse, j'ai réglé ça il y a longtemps, je soigne mes névroses, moi : mais je souffre qu'on insulte les grosses (les petites, les laides, les vieilles) gratuitement.

Petit post-scriptum plus personnel : la personne qui m'a aidée ce jour-là, ce ne fut pas Fanny, mais Valérie-EVL, et je lui en serais éternellement reconnaissante. Et les désaccords que l'on a eu par la suite ne changeront rien à la reconnaissance que je lui porte pour son soutien ce jour-là. D'ailleurs, c'est la seule personne qui m'a fait de la peine quand elle s'est mal-conduite avec moi (dispute sur un forum. Les forums, ça ne sert qu'à ça.).

Mais j'ai aussi rencontré mes meilleures amies dans le milieu du costume, des gens pour qui je me couperai les veines. Qui ont des enfants, ET un papa (et un papa à qui il vaut mieux ne pas faire part d'une réflexion de cet acabit, si elle ne veut pas se prendre un marron debian dans la tronche, la Fanny). Mais la remarque très "manif pour tous" sur la fille qui a des enfants mais pas de papa -- comprendre : bah, mais quelle horreur ! -- c'est odieux. Je ne sais pas qui elle vise vraiment avec ça (car mon amie en question se présente sur internet sous son nom de femme MARIÉE), mais c'est ODIEUX.

- " Elles sont tellement psychorigides et haineuses qu'elles sont capables de sortir sur le web des phrases d'une bêtise abyssale quand elles voient qu'elles sont face à des gens qui ne font pas ce qu'elles disent. Voici quelques vrais exemples lus sur le net : "on devrait couper les mains de ceux qui cousent à la machine à coudre" "

Contextualisation ?

*soupir* C'est quand même terrible de devoir expliciter le second degré et le sarcasme. Déprimant. Quand tu es obligée d'expliquer un sarcasme, c'est qu'il est trop subtil (*hint* il ne l'est pas) ou que les gens qui s'en servent contre toi pour te faire passer pour une psychopathe à enfermer sont trop débiles ou de trop mauvaise foi ? Quand quelqu'un vous dit qu'il va vous couper les mains et les manger cuites avec des nèfles grandies aux pieds de Fukushima, c'est que ce quelqu'un vous explique que les ogres qui mangent des machines à coudre, en fait, ça n'existe pas. Second degré, sarcasme, auto-dérision. *soupir* Vraiment déprimant.

- " je met un point d'honneur à ne lire aucun de leurs blogs"
Mais elle est capable de citer ce que j'ai dit sur mon blog. Un article qui ne visait personne (en envisageant qu'elle ne lise que les polémiques).

- "je préférerais qu'elles m'oublient et cessent de parler de moi."
Par contre elle ça fait des mois qu'elle fait tourner cette phrase sur les mains coupées, hors de son contexte, sur FB, en croyant que ça ne finirait pas par me revenir aux oreilles (soit elle est sournoise, soit elle est vraiment bête. Elle est sournoise. Ce qu'elle reproche aux autres.) Alors c'est sûr que hors de son contexte, comme souvent le sarcasme, ça fait sacrément froid dans le dos. Mais voilà, hors de son contexte, c'est un mensonge. Et vraiment pas innocent ou maladroit, avec ça. Non : une tentative de me faire passer pour une psychotique finie. Grave. Très grave.

- "Une autre veut me "casser la gueule" et je l'attend toujours (bien déterminée à la laisser faire pour pouvoir porter plainte ensuite)."
Ah tiens, j'étais convaincue que c'était clair que je lui "maravait" la gueule par écrit ? J'ai jamais frappé quelqu'un de ma vie, même jamais foutu une baffe : c'est non-constructif. Pas seulement parce que la violence physique est non-constructive, mais surtout, parce que quelqu'un qui se fait frapper ne va jamais jamais considérer qu'il ou elle l'a mérité. Faudrait être masochiste à un point hallucinant... D'autant plus, bien évidemment, que personne ne mérite de se faire frapper "en vrai".  Par contre, exposer une conne par un article sur internet, ça reste. La baffe virtuelle, il n'y a que ça qui marche. C'est pour ça qu'on a inventé le pamphlet, la satire, le sarcasme.

Mais attendez, relisons ce paragraphe en entier : " La dernière que j'ai croisé a fondu en larmes juste en voyant mon reflet dans un miroir. Une autre veut me "casser la gueule" et je l'attend toujours (bien déterminée à la laisser faire pour pouvoir porter plainte ensuite). Une autre demande si je viens à un événement avant de dire si elle vient."
Elle a tellement fait souffrir des filles qu'il y en qui pleurent en la voyant, qui PLEURENT bon sang !!, qui refusent de venir aux mêmes events qu'elle, ou qui voudraient lui casser la gueule (autre que expliquer ci-dessus) ? Mais je ne connais PERSONNE d'autre qui provoque ce genre de réaction : personne d'autre n'a traumatisé à ce point plusieurs personnes. Le problème, ce sont les gens traumatisés, ou celle, la personne unique, qui les a traumatisés ? Ça ne la dérange même pas d'avouer ça. Et sa réponse, c'est que ses ennemies n'auraient pas le courage de l'affronter. Mais on n'affronte pas un dragon : ça crache du poison, un dragon. Je pense que celle qui pleure (qui que ce soit) est bien assez traumatisée, sans en rajouter. Ce qu'il lui faut, c'est reconstruire ce que Fanny a brisé. En l'évitant, c'est mieux.

- "Elles souffrent de dépression. En ayant moi-même souffert, je sais la reconnaître très vite (...) elles ne se soignent pas.(....) Elles ont beaucoup de temps libre : elles n'ont pas de travail ou sont en arrêt maladie longue durée ou ont un travail alimentaire ingrat peu prenant. Ainsi, elles ont le temps de ruminer le moindre détail."
Minute auto-psychanalyse : elle vient de nous expliquer qu'elle-même est ce qu'elle dénonce. Elle a fait une dépression, dit-elle, et avant de tenir boutique, elle avait un boulot qu'elle détestait, et elle a démissionné pour monter sa boîte (éléments que vous trouverez sur son blog, elle n'en fait pas mystère). Elle a donc été pendant un long moment sans travail. C'est troublant de lire cette argumentation sous sa plume. Par ailleurs, à moins qu'elle ait des espions très doués, elles ne sait pas ce que les gens font de leur "temps libre" : on peut être sans travail, et très occupé.
Ce qui me fait beaucoup rire dans cette histoire, c'est que moi, cette année, on m'a reproché de ne pas coudre assez : merde, entre mon boulot alimentaire, mes recherches aux archives et ma reprise d'étude à la fac, j'ai pas réussi à coudre beaucoup. Mais c'est scandaleux ! Je n'ai pas assez de temps pour être une drama queen !

Ce qui me fait moins rire, comme je l'ai dit en intro, c'est sa tirade sur la dépression (y inclure l'arrêt-maladie... quand on est en arrêt maladie de longue durée, c'est pour quelque chose de grave) : il suffit de la soigner pour que ça disparaisse. Sans dec ? Elle a fait une vraie dépression ou elle extrapole ? Ma dépression, ça fait dix ans que je l'ai, et je l'ai souvent mentionné. J'en suis consciente, et j'ai essayé de la soigner. Et vous savez quoi ? C'est très dur de soigner une dépression profonde. C'est insupportable une conne qui vient te donner des leçons de psychanalyse parce qu'elle a connu le bourdon. Moi j'ai connu l'envie de me jeter dans la Seine. La dépression, ça ne se soigne pas comme ça. Et au plus bas de ma dépression, je n'écris pas, je ne fais de costume, je ne sors pas. Et la plupart des vrais dépressifs profonds sont du même genre : ils disparaissent, se diluent dans l'atmosphère. Les haut et les bas de ma dépression se lisent dans les trous d'air de mon blog. Le fait que je poste beaucoup cette année est un signe que je vais mieux, en réalité. Les gens qui sortent beaucoup, qui font beaucoup de costumes, qui écrivent plusieurs posts de blog, c'est tout le contraire de ce qu'elle raconte : ce sont des signes que ces gens combattent la dépression. Et voir dénoncer leur tentative de s'en sortir comme des tentatives de s'y complaire... mais on a poussé des dépressifs au suicide avec moins que ça ! Et si elle a eu une vraie dépression, elle devrait être la première à le savoir !

- J'ai gardé le plus drôle pour la fin : "Et bien parce que les drama-queens du costume n'ont rien d'autre dans la vie que le costume. Du coup, tout prend des proportions totalement disproportionnées ! Elles deviennent des fachos du costume (parfois sans rien y connaître) et oublient des choses essentielles telles que le fait que le costume est un loisir."
C'est vrai, le costume tient une place énorme dans ma vie. J'ai repris des études d'histoire pour travailler sur l'histoire politique du costume. Le costume ça me passionne. L'histoire, ça me passionne. La couture, ça me passionne. Ça fait déjà au moins trois trucs dans ma vie. Voyons voir quoi d'autre... Les études d'histoire que j'ai reprise, j'y croyais pas au début, mais ça m'a passionné, au point d'en avoir les larmes aux yeux d'émotion rien que d'y penser. J'ai vécu une des années les plus enrichissantes de ma vie. L'histoire de la Révolution Française, ça me passionne. La politique, ça me passionne. La science, même si je suis nulle en science, ça me passionne. La littérature, ça me passionne. Le Japon, ça me passionne. Je voyage, quand je peux, parce que c'est fascinant. Les musées, ça me passionne. Les archives, les vieux papiers, les objets anciens, ça me passionne. Écrire (nouvelles, romans), c'est le plus grand secret de ma vie et la plus grande de mes passions, avant même le costume. J'ai plein de trucs dans ma vie. Plein de passions. Et oui, oui en effet : mes passions prennent des proportions disproportionnées. Parce que je suis une fille passionnée. On ne peut pas "ne rien avoir dans la vie" quand on est passionné, même si ce n'est que d'un seul sujet. La passion, c'est quelque chose de très beau. Si seulement Fanny avait la moindre idée de ce que c'est...

La passion, c'est aussi défendre son sujet bec et ongles. Parce que si j'étais physicienne, je ne supporterais pas qu'on distorde les lois quantiques, parce que si j'étais écrivain, je ne supporterais pas qu'on fasse dire à mes oeuvres ou à celles des auteurs que j'admire des bêtises, parce que si j'étais politicienne, je ne supporterais pas les manipulations, parce que si j'étais passionnée de voitures, je ne supporterai pas qu'un âne laisse le moteur d'une cadillac des années 50 s'encrasser jusqu'à le bousiller ou provoquer un accident.

Parce que ma passion est le costume historique, et que le mot historique est important, qu'il a un sens, qu'il en a même beaucoup pour moi. Et que je ne comprends pas que des gens qui le méprisent assez pour le traiter de simple loisir montent soudain sur les grands chevaux de l'indignation si on ose leur demander de revoir leur prétention à la baisse (si ce n'est qu'un loisir, qu'est-ce qu'ils en ont à foutre qu'on appelle ça du déguisement ou du costume fantaisie ?) ou si on ose leur demander de faire un effort (c'est terrible de leur demander d'être honnête intellectuellement ou de leur demander de porter un corset ou de ne pas utiliser du polyester qui brille dans le noir. NB : il y a des soies à 5 euros, j'ai moins de problèmes avec le dupion, de la vraie soie, qu'avec le polyester qui coûte souvent plus cher ! Il y a aussi des synthétiques très corrects, encore faut-il faire l'effort de les chercher. Et puis, bon, il y a le coton... En général, les gens que je vise préféreraient mourir plutôt que d'être habillés dans autre chose qu'une robe en simili-soie. Et là, le problème n'est pas le polyester, mais leur mentalité néo-aristocratique. Ces gens-là ne font pas de costume, mais une uchronie où les multiples révolutions françaises n'ont pas eu lieu et le Grand Monde est le rêve de leur vie. Ces gens-là méritent à peine le mépris que je leur porte.).

Là où ça devient vraiment vraiment drôle, je vais vous dire, c'est dans les commentaires :


C'est à encadrer : une fille qui vient d'essayer de faire croire au monde entier que tu es une tordue qui coupe les mains des gens te fait ensuite un compliment. Genre : ben voyez que je suis gentille. Euh... Comprenez bien : si elle pensait vraiment ce qu'elle dit sur la recherche, elle me l'aurait dit, il y a DES ANNÉES, quand je ne savais pas encore qui elle était vraiment. Elle méprise cordialement toutes les recherches que j'ai pu faire. Que n'importe qui a pu faire ! Vous l'avez déjà vu mentionner le travail de recherche de quelqu'un ? Kendra pour la polonaise ? Et je ne l'ai jamais vu étayer son propre travail d'une recherche correcte. Non, ceci n'est pas un compliment : ceci est de l'auto-promotion. Regardez-moi, comme je suis trop bonne avec cette fille qui m'insulte. Comme dit en intro, c'est ce discours-là qu'elle aurait dû utiliser dans son article, pas l'insulte gratuite contre tout le monde et sa sœur qui n'avaient rien à voir dans cette histoire.

Sinon la différence entre l'approche littéraire et l'approche scientifique sur de l'histoire ou du costume, je me marre. Alors rechercher des archives, c'est littéraire. Par contre déclarer d'une pièce de musée authentifiée par des conservateurs spécialisés, qu'elle n'a elle-même jamais vu en vrai, tout en postant des photos d'une repro : "En toute franchise, je doute que ce vêtement soit un original vu son formidable état de conservation :x", ça c'est scientifique. Mais si c'est scientifique de "SURVOLER pour synthétiser", alors la science est morte. Qu'elle repose en paix.

Non, je vais vous dire, IL Y A une approche scientifique du costume historique (de la reconstitution d'objets historiques tout court), et pas de bol pour elle : c'est la mienne.
" 3 – La méthodologie 
La méthodologie utilisée en histoire expérimentale est la suivante : 
a. définition du périmètre d’expérimentation et des objectifs recherchés
b. collecte des sources
c. analyse fine et objective des sources
d. émission d’hypothèses
e. réalisation de l’expérimentation
f. validation/invalidation des hypothèses
g. restitutions 
La validation (f) est la synthèse du protocole expérimental, à cette étape on s’assure que le résultat obtenu est conforme ou non à l’objectif visé, c’est à dire : fidèle aux sources, viable, etc.
(...) 5 -- Les règles absolues de l’Histoire Expérimentale
Pour résumer on peut dire que : 
Tout doit toujours partir des sources
L’objectivité et la rigueur sont les clés de voûte de la méthodologie
L’Histoire Expérimentale est une démarche, sa finalité est uniquement une meilleure compréhension d’une époque disparue"
(NB : pour respecter le CC de se texte, j'aurais dû le mentionner en entier, et ne pas juste en utiliser des extraits, mais comme je l'utilise d'un point de vue démonstratif... Bref, je m'excuse de cette entorse au CC auprès des auteurs, Bruno Galice & Olivier Morel.)

Ce n'est pas parce qu'on a une formation de scientifique, qu'on l'est toujours à la sortie. Aucun scientifique ne lui donnera l'accolade pour cette tirade expliquant qu'elle cite mal ses sources (ouais, un scientifique, dans ses articles, il peut mal citer ses sources, il n'aura jamais AUCUN problème. Jamais. Avec personne. Pour la bonne raison que ce sera un Bogdanov.) et qu'elle survole ses données de base. Oh mais hé !!!! La science c'est un truc précis, c'est pour ça que c'est de la science et pas de la divination avec des bâtons d'encens !

En y réfléchissant, je pense même que cette tirade sur sa méthode pour faire du costume est l'une des plus débiles et des plus dangereuses qu'elle ait faite. Comme s'il n'était pas assez évident qu'une bonne partie des costumiers ne sont pas assez méthodiques dans leur approche du côté historique de la chose, elle leur explique que ce n'est pas grave, car son approche "scientifique" à elle, qui consiste à "survoler" les choses, est une méthode qui roule. Hé oui, puisqu'elle l'a déclarée scientifique. La science, c'est sérieux, ça en jette, ça ne se remet pas en cause. Sauf que notre Mesmer est un charlatan.

Oui, mais voilà, en son temps, Mesmer a réussi à manipuler tout le gratin parisien, jusqu'à la Reine des Fées en personne. De vilaines drama queen se sont battues, à l'époque, pour mettre fin à son règne de mensonge, y perdant au passage quelques plumes. Mais quelles saletés, les drama queen.
Historico-puriste

Costumière amateure, historienne. Aime bien rappeler qu'avant d'être un hobby de Princesses Playmobil, le costume c'est aussi une représentation de la vraie vie des vrais gens du passé. Il m'arrive ainsi de manger au petit déjeuner des marquises néo-roccoco irrespectueuses de leur matériau historique.

7 commentaires:

  1. Je m'insurge sur l'idée selon laquelle la divination à partir de bâtons d'encens serait aussi peu précise que les aléas de WTFF.
    Bien fait et avec méthode, c'est quand même plus précis que ça...

    Namaioh!

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  2. Et quand à moi, je m'insurge sur l'idée selon laquelle Fanny aurait réussi à manipuler la Reine des Fées en personne. Car personne ne peut manipuler Mère! :p Eysmé, tu confirme hein?! :D

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  3. En tout cas, je ne couds pas depuis longtemps mais je m'interesse beaucoup au costume historique meme si je ne me suis pas encore vraiment lancée et ton blog est une super mine d'information. Alors surtout continue !

    Bonne continuation, et totalement d'accord avec toi Eysmeralda Darkstone

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  4. En plus sérieux, tu es réellement un Dragon qui fait peur quand il s'agit de faire du costume historique. Mais toi tu ne m'as jamais regardé d'un air dédaigneux lorsque j'ai eu porté ma robe XVIIIème pas histo en me faisant comprendre que j'avais fait de la merde (ma première robe...)
    Non, toi tu m'as approuvée lorsque j'ai assumé faire de l'inspi histo, et tu t'es même proposés de répondre à toutes mes questions si jamais un projet histo me tentait un jour...
    Faire les remarques et les critiques c'est bien, proposer des solutions et du soutien c'est mieux et ça, c'est ce qui fait la valeur d'une personne, peut importe le métier ou le loisir.

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  5. Merci @Amélie.

    Petite précision pour les futurs commentateurs possibles et éventuels : vous pouvez vérifier ailleurs, je publie tous les commentaires, sauf ceux contenant des insultes gerbatives, alors que certaines, oh mon dieu, est-ce possible ?, filtrent.
    Mais par contre, je réponds aussi *grin*.

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  6. totoblop Blogger qui a mis 3 jours à me signaler l'existence du commentaire de Lutine.

    Par contre, petite Fée, va falloir qu'on parle de cette histoire de "dragon qui fait peur" : je suis un dragon converti au végétarianisme. Je ne mange pas les costumières, seulement les costumes qui piquent les yeux.

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  7. Tu mange accessoirement aussi les fausses costumières historiques qui se complaisent dans leur ignorance sous pretexte de "c'est trop dur de chercher, ce que je fais y ressemble donc c'en est..." mais un peu de viande de temps en temps c'est bon pour le corps, et c'est une alimentation saine, tu ne dois surtout pas être végétarienne, ça nous manquerait et en plus, pour ton futur métier, il ne faut pas!

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