L'Histoire du Costume est un Sport de Combat

by jeudi, avril 11, 2013 14 points avant
Cette petite mise au point fait suite à un commentaire sur le message "Stop..." (et aussi à la réponse de Miss Plis-Watteaux sur son blog). Il m'a paru assez rapidement évident que je n'aurais jamais assez de place dans les commentaires pour répondre correctement, tout autant qu'il m'a paru important que cette mise au point s'adresse à tous les lecteurs de ce blog : ceux qui savent que je ne suis pas du genre à mâcher mes mots  et que j'ai un seuil de tolérance à la connerie très bas, et ceux qui l'ignorent encore.

Pour être honnête, j'étais sûre que j'aurais ce genre de commentaires ("bouh, mais quelle méchante cruelle tu es quand même !"), car c'est la première fois que je m'en prends un peu violemment et directement à la connerie d'une soit-disant costumière, mais je ne pensais pas que ça me mettrait si en colère. Mais sans le vouloir, sans doute, elle a touché un certain nombre de points qui sont très importants pour moi.

Commençons d'abord par mettre les choses à plat : je ne suis pas une douce et gentille jeune fille, je ne suis pas politiquement correcte (et en plus je jure comme un charretier). Je suis acerbe, OUI, et critique, OUI, mais uniquement lorsque nécessaire. Je revendique le droit d'être acerbe et critique. Je déteste le consensus mou d'où il ne ressort jamais rien : je ne fais pas de politique, je suis en guerre. En guerre contre la bêtise et les mensonges. Contre les idées reçues et les facilités.

Et je suis aussi en guerre contre cette idée trop répandue dans tellement de domaines que prendre quelque chose au sérieux, c'est Mal ©. Ce partage de l'humanité entre ceux qui font ça pour le plaisir, et qui n'ont donc pas à prendre cela au sérieux, et qui sont les gentils, et de l'autre côté, les ayatollah, les psycho-rigides, les hystériques de la vérité, du vérifié, du sourcé, du sérieux, et qui auraient perdu la notion de plaisir, et qui seraient des casse-couilles permanents, et donc la seule ambition dans la vie seraient de gâcher le plaisir des autres (ben voyons !).

D'ailleurs, ça n'a pas manqué : une des adulatrices de notre Miss s'est offusquée que je m'auto-traite d'hystérique...

Je n'ai choisi le nom de ce blog juste pour le jeu de mot : je revendique cette insulte, je la prends et je la retourne, je lui rends sa vérité. Traiter un femme d'hystérique, c'est une matière extrêmement violente et condescendante de dégrader celles qui ont de le passion, de la conviction, et des idées, et qui n'ont pas peur de les exprimer et de les revendiquer. Les premiers diagnostiques cliniques sur les hystériques étaient clairs là-dessus : l'hystérique est une femme qui est malade et folle d'être trop intelligente. Je revendique le droit à l'intelligence, je revendique le droit de prendre les choses au sérieux. Que ce soit le vêtement, ou les voitures, ou la littérature enfantine, il n'existe pas de sujet futile, ni de domaine qui n'ait rien à dire sur l'homme, la société, le politique, etc.

Et je revendique pour chacun le droit d'avoir accès à cette intelligence, d'une manière ou d'une autre. Et pour le costume, ça passe un droit fondamental à ne pas se faire prendre pour une buse avec des mythes et des légendes, et de soit-disant spécialistes surtout spécialistes de leur autopromo.

Je pense sincèrement qu'il n'y a pas de différences à faire entre ceux qui se costument pour le plaisir, et ceux qui le font pour essayer de reconstituer au plus près une réalité historique. Il n'y a pas d'aristocratie, ni de hiérarchie du costumier, il n'y a pas de "couseuses de costumes" et "costumières historiques" : il n'y a que des couturières en apprentissage. Certaines vont choisir de faire du Coppola, d'autre vont envahir les rives de la fantasy, et d'autres encore seront de minutieuses ouvrières du détail historique, mais toutes ces branches viennent du même arbre. Un arbre qui est une connaissance indispensable et correcte du sujet. Si vous ne connaissez pas les bases, vous ne pourrez qu'échouez : vous ne pourrez jamais reconstruire les costumes de "The Duchess" si vous ne comprenez pas les notions de changements de silhouettes au XVIIIe siècle, vous ne pourrez pas faire un costume de fantasy correct, si vous ne savez pas à quel point il s'inspire du costume médiéval, le déconstruit pour le repenser.

Quant à moi, je ne vois pas pourquoi je devrais permettre à des ânes de scier cet arbre en détournant le regard. Comme je l'ai dit, je prends ça très au sérieux. J'essaie même actuellement, d'en faire mon MÉTIER pour être plus claire. Et je refus de laisser faire les saboteurs, les désinformateurs, et les réactionnaires de l'histoire du costume.

Et je refuse que l'on puisse me dire que je sois complémentaire de quelqu'un qui sape méthodiquement tout ce que j'ai tant de mal à construire. Et je refuse que l'on puisse me dire complémentaire d'une fille qui définit le monde en deux camps : celui des purs, des "ménagères" (l'expression est d'elle dans la réponse absolument MYTHIQUE qu'elle m'a faite sur son blog), des gens simples, qui ont la vraie réponse (la couture -- oui apparemment, je commets le grave crime de ne pas coudre assez, ce qui je suppose me rend indigne), et le camp de cette racaille élitiste des éduqués. Outre que c'est vraiment un discours puant dans tous les domaines possibles et imaginables, celui qui consiste à monter les "simples qui ont la vérité" contre les "éduqués qui sont tous pourris", je refuse qu'on revendique le droit à l'ignorance et la bêtise. Je respecte l'intelligence des gens, moi, et leur capacité à apprendre, voire même à éventuellement m'apprendre des choses à leur tour, au contraire de cette conne qui leur pourri la tête avec son culte de la personnalité (ses lectrices se revendiquent comme étant ses "disciples", sérieusement : putain, si un jour j'ai des disciples, tuez-moi !).

Et puis pendant qu'on y est, je suis autodidacte en matière de costume autant que de couture. Et j'en suis très fière. Alors me faire accuser d'élitisme sur le sujet, ça me gonfle, vous n'imaginez pas.

Pour ce qui est de la critique de visu du costume d'une costumière qui plus est débutante (cf le com qui m'accuse d'être une cruelle garce sans m'avoir jamais rencontrée en vrai) : je n'ai jamais critiqué une costumière, en face de moi, qui avait fait un costume affreux, et pourtant j'en ai connu des tonnes. C'est parfois une corde raide sur laquelle se tenir en équilibre que de balancer conseils et absence de jugement, je le sais très bien. Mais je n'ai jamais critiqué dans la gueule des gens et je ne le ferai jamais. Je trouve ça malappris.

Je critique des crétin.e.s qui se posent comme maître à penser, des méthodes de recherche frelatées, le n'importe quoi de d'histoire du costume ("Poiret a libéré les femmes du corset" : et sa soeur, elle a libéré les hommes de la clé à molette ?) et des couturières qui se foutent volontairement du monde en couture (et croyez-moi, celles-là ne sont jamais débutantes). Et je considère comme un devoir d'être acerbe avec ces gens-là. Mais je ne critique pas les costumes des débutantes. Me comparer à des gens qui font ça, c'est bien la preuve que l'on n'a rien compris à ma démarche.

Je ne le fais pas pour mille raisons, la première étant celle que j'ai cité plus haut : nous sommes toutes des couturières en apprentissage, avant d'être des costumières. Nous avons commencé comme les autres en faisant des erreurs, et comme les autres, nous continuons de faire des erreurs, et des arrangements réfléchis avec la couture et/ou l'historicité. Je ne fais presque que des vêtements en coton ou en lin, parce que je n'ai pas les moyens de me payer le luxe de la soie, et quand je veux quelque chose qui ressemble à de la soie, je me fais violence, et je prends un synthétique. Ça ne m'arrive pas souvent, mais je le fais comme tout le monde. Il ne s'agit pas de trahison envers une espèce de cause sacrée, c'est une question de réalisme et d'humilité : non seulement la perfection n'existe pas, mais nous sommes toutes autant les unes que les autres incapables de l'obtenir. 

La seule chose qui compte, c'est l'honnêteté que l'on peut avoir vis à vis de ces manquements : reconnaître que l'on est une débutante, reconnaître que l'on n'a pas le temps de coudre à la main, de finir un faufilage, reconnaître que l'on a pris un raccourci parce que l'on n'avait pas le choix. Il n'y a rien de déshonorant à ça.

Pour autant, ça ne veut pas dire que j'accepte le n'importe quoi en couture, surtout de la part de couturières qui se posent comme des modèles à suivre : les coutures doubles à la surjeteuse sur une robe XVIIIe, c'est immonde, et ça perce les yeux au pic à glace. (Merci Fanny pour le sang que je pleure à chaque fois que je regarde une de tes robes.) De même que voir avoué, comme récemment sur un autre blog, que l'on fait des ourlet à cru, parce que pffffiou, c'est chiant de coudre de vrais ourlets, ça m'ouvre des espace infinis de vide que je ne sais comment re-remplir de leur éther original. A ce niveau-là, j'ai tendance à ne donner qu'un conseil : quand on n'aime pas la couture, on ne fait pas de couture.

Ce que je critique et critiquerai toujours, par contre, ce sont les démarches tenant du n'importe quoi qui sous-tendent le travail de certaines couturières. Un je m'en-foutisme coruscant d'orgueil vis à vis des bases de la recherche, un mépris de la réflexion et de l'esprit critique, et une arrogance à toute épreuve. Et Miss Plis-Watteau, en plus de souffrir d'un complexe de persécution qui mériterait qu'on se côtise pour lui payer le psy et assaisnir le web, fait dans l'arrogance en titane renforcé au vibrium. Jamais elle n'entendra la moindre critique (parce qu'on m'a conseillé d'aller lui faire entendre raison directement, arf !).

Par ailleurs, je ne discute pas avec les gens qui ont un ego de la taille de Manhattan (par contre, j'aime bien les troller). Pas plus que je ne discute avec ceux et celles qui envoient des taupes espionner mon Facebook pour ensuite s'en prendre à ma meilleure amie plutôt qu'à moi (oui, je mords et je propage la rage, couardes pétasses, il faut bien ça avec de la vermine dans votre genre).


L'histoire du costume est un sport de combat et je suis en tête de ligne. Ca me va : je suis une Costumière Hystérique, et ma plus grande fierté, c'est que je n'ai pas de disciples.
Historico-puriste

Costumière amateure, historienne. Aime bien rappeler qu'avant d'être un hobby de Princesses Playmobil, le costume c'est aussi une représentation de la vraie vie des vrais gens du passé. Il m'arrive ainsi de manger au petit déjeuner des marquises néo-roccoco irrespectueuses de leur matériau historique.

14 commentaires:

  1. Je t'aime ma prune histo.
    Je peux être ton disciple, parfois? Je te ferais de la soupe à la citrouille en échange, sans bouts de doigts dedans.
    <3 <3 <3

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  2. Je prends la citrouille et je vais te discipliner pour t'apprendre à vouloir faire partie de ma secte, ma Tata Fi qu'est pahisto ! <3

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  3. (I feel bad for posting in English this time, but I'll probably make more sense than when I try to post in French.)

    Regarding Venefice's comment in your first post: sometimes it is just not worth it to try to argue with people who spread costume myths. If they have a lot of positive comments about their knowledge already, they will fight you tooth and nail. I recently posted a response to someone with a page full of corset myths and she deleted my comment. It is incredibly frustrating to see people who know very little spread myths and be accepted - why compound it with a fruitless debate?

    Also: thank you so much for the previous post! I did not know that the quote on robes battantes was from the Princess Palatine.

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  4. Don't you ever feel bad for posting in english, Cassidy ! I love english, plus, it will have a dearest meaning for me, cause this is the language I learn to sew in :)

    I know it is somewhat fruitless to debate with sterile semi-cult leaders like this, but I feel that if I happen to help some people, even only one, understand or discover new things, and use their reflexion and common sense, then this little war is not without fruit in the end ^^. And this is a war I'm ready to fight for.

    And so tremendeously happy that you learn something useful !

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  5. THIS ! (@response to Cassidy)
    Moi aussi des fois j'ai l'impression de brasser du vent, mais je me rends compte qu'il y en a qui écoutent discrètement. Et ça fait putain de plaisir de voir des gens qui commencent à se poser des questions, qui se disent "ah j'aime bien ça, mais je suis embêtée, je n'arrive pas à le sourcer" (<3).
    Ce culte de l'ignorance, redorée d'une idée de "simplicité" me révulse. La connaissance, cela se transmet. Si chacun réinvente la roue dans son coin, le niveau reste le même : à ras les pâquerettes. Dans le monde où nous vivons, avec tant de sources à portée de clic, avec tant de vecteurs différents (pas seulement scolaires et universitaires, loin de là) de transmission du savoir, il est complètement inepte de se vanter d'être ignare. Mais cette couturière s'est fait une spécialité d'exister seule au milieu d'un vide intellectuel intersidéral, rien d'étonnant. Faire de connections avec d'autres créateurs, d'autres chercheurs (pas que je lui accorde le titre, c'est juste métaphorique), c'est risquer de se confronter et de se voir renvoyée à ses propres lacunes. On a le droit de ne pas (encore) savoir, de ne pas comprendre, de ne pas connaître, de ne pas avoir appris. En rester là, c'est un choix. Idiot. Cracher dans la soupe intellectuelle que l'on te sert, encore plus (elle a au moins reconnu qu'elle te lisait et qu'elle apprenait des choses, contrairement à une autre personne à qui j'ai déjà dit ce que j'en pensais)(pis elle est vachement bonne ta soupe à plis Watteau !)

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  6. Oh, I understand why you respond on your blog rather than not say anything! I was thinking of the comment (paraphrased) "why don't you tell her, rather than posting over here where she won't see it?" It's why I do those "fashion history mythbusters" posts. It's good to have your version up so when people search "queen victoria fashion" or, in this case, "watteau pleats", they can find the correct information. For the same reason, it's good to post some kind of comment on the original - but it's not like not talking to them directly is a bad thing. You don't always want to deal with someone who asserts that they know more than you and you're a meanie.

    (But you post on my blog in English! I want to reciprocate!)

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  7. Moi ce qui me révulse dans tout ce que je lis, c'est que vous êtes une donneuse de leçons, vulgaire, mégalo, et qui se masturbe en "s'écoutant parler"... si cela vous met dans tous vos états de lire les autres blogs et bien passez votre chemin et laissez les gens tranquille. Et si je peux me permettre un dernier conseil, si vous cherchez à en faire votre métiers, passez un diplome de bonne éducation, à ce rythme-là vous faite fuir les clients...

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  8. Tant qu'à donner des leçons, ayez le courage de vos mots qui sont largement aussi vulgaires que ce dont vous m'accusez et signez. Ah non, pardon : couardes... Question bonne éducation, moi je ne donne pas dans la divulgation de conversations privées, ce qui est un DÉLIT, je ne pense donc pas avoir besoin de recevoir de conseils.

    Pour ce qui est des clientes, ne vous inquiétez pas, le métier que je vise, c'est historienne : on se passe des clientes et des anonymes dans ce champs d'expertise.

    Et je loler l'accusation de mégalomanie, quand on sait de quel blog vous venez.

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  9. [Vulgaire mégalo qui se masturbe en s'écoutant parler]
    Hon........
    Est-ce que ce commentaire est une blague?

    Je suppose que non. Souvent, la triste réalité est bien pire que ce que l'on peut s'imaginer. L'imagination humaine a ses limites, et, hélas ou heureusement, les contradictions inhérente des esprits simplistes et bornés sont tout de même souvent, très souvent, au delà du concombre.

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  10. Ce que je trouve incroyable, c'est qu'Anonyme n'a même pas conscience de prouver qu'elle a une éducation de morue quand elle parle ainsi. La "bonne éducation", ça se perd, ma bonne dame...

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  11. Tu sais ce qu'elle te dit la morue....
    pas besoin de choisir un nom pour signer, anonyme en est un lui aussi comme un autre... Et si tu as l'esprit de travers pour ne pas comprendre que la "masturbation intellectuelle"existe alors c'est que tu n'es pas si intelligente que ce que tu veux bien faire croire...
    Maintenant,je suis tombé par hasards sur ton blog et je sais pas de quel autre tu veux parler mais donne moi le lien, je me ferais une joie de lire autre chose que le tien...
    Ah et aussi encore un dernier conseil voir même deux... va voir un psy et abandonne l'idée d'être historienne tu n'as pas assez de modestie et manques cruellement d'humilité pour faire partie de ce cercle... arrête d' "emm...." le monde ça vaudra bien mieux pour tous... à bon entendeur salut...

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  12. Ce qu'il faut de courage, morue, pour ne manifestement pas vouloir assumer ces mots par un pseudonyme, est autant de perdu pour l'honneur du trollage.

    J'adhère totalement à l'onanisme intellectuel, c'est une hygiène de vie dont beaucoup devraient tenter l'expérience, ainsi en est-il de toi, car masturber un peu plus son cerveau permet d'éviter de lui faire dire n'importe et si tu relisais ta prose première avec un oeil un peu plus docte, tu te rendrais compte qu'entre ce tu voulais dire, et ce que tu as finalement écrit (et ce que quelqu'un d'aussi intelligent que Tata Fi a compris), il y a malheureusement toute l'étendu d'une vulgarité sans nom. Insulter les gens sans tomber dans le gras est un art que tu ne maîtrises pas, alors ne t'y esquintes pas.

    Pour ce qui est de savoir comment, par le plus des hasards, quelqu'un qui ne demande qu'à lire autre chose que mon blog, mais prend le temps d'y essayer ses Pataugas, non pas une mais deux fois, en revenant pour lire la réponse qu'une personne aussi indigne de ses yeux a pu écrire et en se tapant à chaque fois la joie de déchiffrer la Captcha ; qui tombe, toujours par le plus grand des hasards, sur un message qui s'en prend à deux gourous autoproclamés d'internet, alors que ce n'est pourtant le première fois que je fais l'éloge de la mauvais éducation (cherche le message où je revendique d'être une salope de puriste), tant qu'à faire, il aura fallu me dire d'aller me faire foutre avant ; qui revendique son ignorance des tenants et aboutissants d'une diatribe qu'elle critique (hum... bof, c'est moyen ça, non, de s'insinuer dans une conversation sans en rien comprendre ?), alors qu'il sont expliqués deux jours avant, pour ce qui est donc de la mauvaise foi parfaitement assumée dont tu fais preuve, pour cette incapacité à assumer qui tu es, ce que tu es et pourquoi tu le fais, je range tout ça dans la catégorie lâcheté, au même titre que l'anonymat : le courage, c'est comme ton nom, tu en as, mon petit poisson des mers froides, mais tu préfères ne pas l'utiliser sur internet. C'est un choix de vie. Mais qui n'aura plus cours sur ce blog : si tu reviens, il te faudra un nom/compte Google, adresse IP. Les bases de la sociabilité, quoi.

    Pour en finir avec toi, j'ai peur de devoir t'apprendre qu'humilité et modestie (wait wait wait... c'est pas la même chose ?) ne sont absolument pas nécessaires pour devenir historien. On lui demande plutôt, à priori, d'assumer son intelligence pour l'utiliser à bonne escient. Ce qu'on demande à un historien, c'est d'être capable de remettre en question ses certitudes, pour essayer de toucher au plus près à une vraie compréhension du passé, et si tu avais pris la peine de LIRE CE FOUTU MESSAGE, ou le reste du blog, tu saurais que c'est quelque chose que je fais, et que je referais, et que j'assume très bien. Mais tu n'est qu'une trolleuse salée, ma petite brandade, qui n'a même pas pris la peine de lire plus loin que, quoi ?, les deux premières lignes.

    T'ayant bien emmerder (mais franchement, que tu l'écrives ou pas, la fin du mot, tu restes vulgaire : mais tu as quel âge ?!), je retourne à mes saines occupations, le coeur un peu plus léger. En fait, je n'ai pas besoin de psy : te répondre a suffi à me faire du bien. Et gratuitement en plus :))

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  13. Hon, ma prune histo.

    Il y a, je crois, un petit malentendu avec Ane Onyme. Elle est vulgaire, de fait, dans son commentaire. Alors qu'elle prétend ne pas te connaître, être arrivée ici par hasard et n'avoir jamais lu le blog auquel tu fais référence. C'est donc une personne qui revendique de pouvoir insulter au premier abord des êtres qu'elle ne connaît pas. Ou, tout simplement, une personne atteinte d'une forme de tourette un peu plus évolué que la moyenne.
    Je ne voulais pas, dans mon intervention, condamner la vulgarité de son propos: juste m'en moquer, car, objectivement, elle le mérite. Cela étant, en lisant sa réponse, je me rends compte aujourd'hui de ma méprise et de mon erreur.

    Je m'explique: que le propre des traîne-misère dans son genre soit d'importuner son monde est un fait, et un fait contre lequel nous ne pouvons pas grand chose puisqu'il s'agit d'une loi de la nature humaine. Où que tu ailles, quoi que tu fasses, il y aura toujours des paltoquettes féroces tentés de s'avachir sur www.petitionduweb.com/ en demandant à ce que tu sois fouettée avec des orties fraîches faute de ne pas penser "bien" c'est à dire "comme eux". C'est normal (comme disait Brigitte Fontaine).

    Dans le cas qui nous occupe, une précision est a ajouter cependant. Ane Onyme croit deviner que je n'ai pas compris qu'elle parlait d'onanisme intellectuel, sous entendant que le mot "masturbation" cessait d'être vulgaire dès qu'il s'agissait d'une activité d'un genre cérébral. Je pense qu'elle est sincèrement assez bête pour croire que c'est vrai. C'est à dire, il me semble, à lire sa réponse, qu'elle ne comprends pas en quoi son commentaire est vulgaire. Pourquoi? Possiblement et tout simplement parce qu'elle n'a pas les capacités intellectuelles d'écrire une réaction à ton article équivalente d'un point de vue du sens, mais sans la vulgarité. Il est probable, même, qu'elle se permette ce mépris envers la masturbation intellectuelle par cette sorte de jalousie envers les cérébraux qu'ont les pauvres d'esprit, incapables de part leurs lacunes, d'une autre forme de masturbation que celle physique.

    En gros, et, bien que je le regrette, je me suis moquée et j'ai rit du commentaire d'une handicapé mentale légère.

    J'en suis très sincèrement désolée. Ane Onyme, je vous présente mes plus plates excuses.

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  14. Il paraît que c'est très sain, la masturbation. :p

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